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Articles

Affichage des articles associés au libellé Jacques Isorni

Ce que dit ChatGpt de Me Henri Laquay

Certains observateurs du barreau décrivent Henri Laquay comme un avocat “à l’ancienne” . Cette expression ne signifie pas qu’il est dépassé, mais plutôt qu’il représente une tradition classique du pénaliste . Voici ce que cela veut généralement dire. ⚖️ 1. La primauté de la plaidoirie Dans la tradition du barreau, l’avocat pénaliste est d’abord un orateur devant le tribunal . Les avocats “à l’ancienne” : accordent beaucoup d’importance à la plaidoirie orale , utilisent la rhétorique et la persuasion devant les juges ou le jury, défendent parfois longuement l’accusé sur des arguments humains, psychologiques ou philosophiques. C’est une vision très héritée des grandes figures du barreau francophone. 📚 2. Une culture juridique très classique Ce type d’avocat s’inscrit souvent dans une culture juridique traditionnelle : références fréquentes à l’histoire judiciaire , admiration pour les grands avocats du passé, défense du rôle central de l’avocat dans l’État...

"Un avocat porté disparu : le mystère Jacques Vergès"

France Inter a récemment consacré une émission à Jacques Vergès "Un avocat porté disparu : le mystère Jacques Vergès" , avec comme intervenant Me François Gibault qui a écrit deux livres que j'ai mentionnés, Libera me et Libera Me suite et fin . Il y est question de Jacques Vergès évidemment et de certains avocats qui ont fait l'histoire du barreau : Jacques Isorni , Jean-Louis Tixier-Vignancour , Maurice Garçon , René Floriot , etc. Ecouter l'émission en cliquant sur ce lien .  

Le crime parfait existe-t-il ? Débat du 12 octobre 1948 avec Me Jacques Isorni

France Culture, qui met régulièrement en ligne des archives audios de grande qualité, a récemment diffusé une émission débat du 12 octobre 1948 ayant pour thème le crime parfait avec comme invité, notamment, Me Jacques Isorni. Pour écouter ce débat, cliquez sur ce lien . Pour lire tous les articles consacrés aux avocats qui ont fait l'histoire du barreau, cliquez ici . Henri LAQUAY, avocat au barreau de Bruxelles.

François Gibault : Libera Me

François Gibault ( notice Wikipédia ) est avocat au barreau de Paris depuis 1953 et écrivain. Sous le titre Libera Me , il a publié ses mémoires aux éditions Gallimard.  Présentation originale puisqu'elles ne sont pas rédigées par ordre chronologique mais par ordre alphabétique des personnages qu'il a connus, qu'ils soient avocats, écrivains, artistes ou anonymes et par sujet traité.  Dans un style épuré et parfait, on y trouve des chapitres sur l'Algérie française, l'Anarchie, Aragon, Michel Audiard, Cambacérès, Carlos, Gide, J.-E. Hallier, etc. On y trouvera des passages sur les plus grands avocats français du XXe siècle : Garçon, Floriot, Isorni, Tixier-Vignancour, Vergès, Varaut, ... sur lesquels j'ai déjà consacré plusieurs articles sur ce site. Sur Isorni : "Jacques Isorni marchait dans les couloirs du Palais avec l'air de traîner son ennui et de se foutre énormément de la suite des événements, mais c'était un passionné, resté trè...

La solitude, l'amitié et l'indépendance des avocats. Souvenirs de Vergès.

" (...) C'est pour moi l'occasion de souligner la grande fraternité du barreau, tout au moins chez les meilleurs, et notre indépendance, nécessaire face au pouvoir ou à l'opinion.  Car nous sommes des empêcheurs de tourner en rond.  Indépendance d'autant plus nécessaire aujourd'hui que le conformisme, contraire à l'esprit français, se fait de plus en plus pesant.  Il y a, dans ces rencontres entre anciens et jeunes, un parfum de compagnonnage du meilleur aloi pour maintenir nos traditions, celles des avocats de Louis XVI, de Dreyfus, des communistes devant les sections spéciales, des collabos devant les tribunaux d'épuration et des accusés du FLN devant les tribunaux militaires." "En attendant de dîner ce soir avec mes amis Daniel et Sabine Salem dans un bistrot du 11e, connu pour ses crémeux de cèpes au foie gras et ses filets de rougets à la purée de céleri, je continue à jeter des mots en souvenir de Jean-Marc Varaut. "A la so...

L'avocat pénaliste selon Vergès

"J'ai la nostalgie des grands pénalistes d'hier, aux individualités si fortes, dont le plaisir n'était pas dans le consensus mais dans la singularité : Isorni, Tixier ou Maurice Garçon.  Aujourd'hui au contraire, les pénalistes manifestent pour la plupart une volonté évidente de se notabiliser.  Tixier m'invitait à boire un verre dans un bistrot, tel confrère d'aujourd'hui ne peut concevoir l'apéro que dans un bar signalé par le guide Michelin.  Berryer dont la statue géante se dresse au Palais de justice a défendu le prince Louis Napoléon après son équipée de Boulogne, malgré ses opinions légitimistes, mais il a su refuser plus tard les propositions de son client devenu empereur.  Vivant aujourd'hui, il ne serait pas de ceux qui disent ou laissent dire qu'ils sont les avocats de Chirac ou de Mitterand.  M. Berryer ne faisait pas de trafic d'influence.  L'esprit d'indépendance du barreau demeure à la Conférence du stage en dépit...

L'avocat pénaliste et les honoraires

Dans mes prochains articles, je reprendrai quelques passages du " Journal - La Passion de Défendre " de Jacques Vergès, publié en 2008 aux éditions du Rocher, dans lequel il relate sa vie, au jour le jour, de janvier 2005 à avril 2006. "(...) Une question qui m'est souvent posée, en forme de constatation : "Vous aimez les affaires médiatiques ?"  Ma réponse, toujours, cloue le bec au pauvre d'esprit qui me la pose : "Sans doute pour de bonnes raisons, autrement vous ne vous y intéresseriez pas."  Toutes les affaires dont je m'occupe ne sont pas médiatisées, ni le divorce de Mme X, ni le redressement fiscal de M. Y.  Je ne médiatise que les affaires où l'injustice des magistrats appelle le recours à l'opinion publique.  Mais la question du journaliste révèle surtout qu'il ne croit pas au bien-fondé de la médiatisation qui n'a dépendu que de lui.  En quoi - de drame people en loft story - il a bien raison ! "Une...

Jacques Vergès : De mon propre aveu

J'ai déjà cité dans ce blog Albert Naud, Jacques Isorni, Jean-Marc Varaut, et d'autres ...  Voici quelques paragraphes du dernier livre de Jacques Vergès, De mon propre aveu . Tout commentaire est superflu. "Défendre n'est pas excuser ; défendre, fondamentalement, c'est comprendre ; remonter la chaîne des causes et des effets qui a conduit un homme, en tous points semblable à nous, à perpétrer un acte que nous avocats sommes (dans la plupart des cas) les premiers à réprouver. (...)  Bien compris, notre métier consiste à éclairer le chemin tortueux qui a conduit un tel homme à commettre l'irréparable.  Ce faisant, nous ne l'aidons pas seulement à déchiffrer le mystère de son geste, nous aidons aussi la société en l'incitant à prendre dans le futur les dispositions nécessaires pour que d'autres ne soient pas tentés d'en faire autant. (...) "Quand on a défendu le maréchal Pétain, on ne défend pas les putes, écrivait une admira...