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Affichage des articles associés au libellé Livres

La vie d’un avocat : Défendre

« Défendre, c’est d’abord ne jamais refuser de défendre. L’avocat est choisi. Cet honneur est une dette qui ne se discute pas. Mettre en balance l’acceptation ou le refus serait mettre en balance les profits et les inconvénients d’une défense. Sauf dans le cas où l’acceptation mettrait l’avocat en contradiction avec une autre défense, car l’avocat n’est pas un marchand de paroles, il n’est pas libre de repousser, par prudence ou opportunité ou engagement, son concours. Aussi ma devise est : Ma parole est à qui me la demande. Albert Naud l’avait exprimé dans le titre de ses souvenirs : Les défendre tous . « L’avocat pour répondre à cette demande, doit prendre ses distances avec ses origines, son histoire, ses habitudes de penser et de sentir pour être au plus près de celui qui lui a confié sa défense. Et, pour cela, rompre avec le cercle stérile que le soi forme avec soi-même pour s’ouvrir à l’altérité. » Jean-Marc Varaut, 1933-2005 Avocat à la Cour de Paris Un avocat pour l’Hist...

La plaidoirie

Quantités de livres ont été publiés sur l'éloquence. Il en est un différent des autres : " Convaincre. Dialogue sur l'éloquence " qui se présente comme un dialogue entre deux avocats du barreau de Paris, Me Thierry Lévy et Me Jean-Denis Bredin , ce dernier de l' Académie française . Ce dialogue nous replonge dans l'univers des sophistes, de Démosthène, de Cicéron et nous rappelle les règles classiques de l'éloquence, les procès de Marie-Antoinette, de Flaubert, de Baudelaire ou du général Salan défendu par l'extraordinaire Jean-Louis Tixier-Vignancour . Existe-t-il des règles d'or pour un être un excellent plaideur ? Non, mais il faut suivre quelques principes. Le lecteur, en particulier l'avocat, ne peut rester indifférent à cette histoire de l'éloquence. Thierry Lévy insiste sur un point capital que j'approuve : "Quelle que soit la finalité de la plaidoirie – et parfois nous venons à l'audience sachant que les ch...

Livre : Le dernier roman de Vincent Malacor, "Procédure sauvage"

Qu'il me soit permis de dire que je fus le premier à faire l'éloge du dernier roman de l'écrivain belge Vincent Malacor, Procédure sauvage . Je relevais aussi bien la qualité littéraire de ce roman noir que les vérités assénées au court du récit. Dans son édition de ce 14 novembre, Luc Norin, dans le quotidien La Libre Belgique , écrit un excellent article sur ce roman noir. Quelques extraits de cette critique littéraire : "Oui, ce grand roman est plus qu'un polar : une saga de la conscience … Sans doute fallait-il un auteur aussi singulier que Malacor pour mener de façon aussi éblouissante ce long cheminement qu'il aurait pu intituler "plaidoyer pour un homme seul" … Sans doute est-ce pourquoi le propos du romancier devient, au fil des pages, toujours plus fascinant …. On n'oubliera aucun des personnages qu'il nous fait rencontrer, ni aucun des événements où il nous entraîne irrésistiblement. Car il le fait en poète." Je conseille encore...

Livre : Procédure sauvage de Vincent Malacor

Les écrivains belges de qualité se font rares. Il est encore plus rare qu'un écrivain de talent soit également avocat. Vincent Malacor est le nom d'écrivain d'un avocat bruxellois qui a plaidé dans des affaires dites d'Etat. Il a mis son expérience d'avocat au service de sa plume. Et quelle plume ! Un style littéraire impeccable ce qui, de nos jours, est une injure aux médiocres. Ce livre, qualifié par l'éditeur de polar, est un roman noir qui plonge le personnage principal, Me Thierry Pentièvre, dans une affaire politico-financière, une sordide affaire d'Etat. L'avocat veut justice et vérité. Des forces impalpables veulent qu'il se taise. Mais, et c'est là l'originalité de ce livre, l'auteur ne se contente pas de raconter une histoire judiciaire terrifiante. Son personnage principal, cet avocat sans peur, cet avocat solitaire comme le définit Jacques Isorni (voir ci-contre), nous balance des vérités sans euphémisme. Sur les gouvernements...